Si la souffrance au travail est une réalité dans le domaine de la petite enfance, nous pouvons trouver des solutions concrètes grâce au dialogue participatif !

Ismat group publié le 7 octobre 2017

31Rencontre avec Valérie Fallot, Responsable du Secteur de la Petite Enfance des Grottes un secteur en pleine mutation. L’occasion de faire un point sur les nouveaux défis managériaux du domaine, les priorités et objectifs d’une responsable de secteur et de revenir sur la Formation en Management dispensée par Ismat.

Le secteur de la petite enfance n’est pas celui que l’on soupçonnerait être soumis aux plus gros soucis managériaux, pourtant vous avez fait appel à Ismat précisément pour cela !

Valérie Fallot : Absolument ! Lorsque j’ai été nommée responsable de secteur (après des années au poste d’adjointe pédagogique), j’ai pris conscience que les adjointes pédagogiques du secteur étaient toujours débordées, elles travaillaient le plus souvent à flux tendu, elles ne s’octroyaient aucune pause. Certaines d’entre elles n’avaient pas une bonne visibilité ni une bonne compréhension de leur cahier des charges.

La souffrance au travail est une réalité dans le domaine de la petite enfance, que ce soit au sein des équipes ou dans les postes de cadre. Elle se manifeste autour de la fatigue, de l’usure professionnelle prématurée, du manque de constance dans la motivation, allant parfois jusqu’à des absences et des burn-out.

Agissant en amont, en prévention, j’ai souhaité proposer à ces personnes un espace de dialogue et d’échange afin de trouver ensemble un nouvel équilibre managérial et d’éviter de voir apparaître des cas d’absence de longue durée, des démissions.

Quel était votre objectif ?
L’objectif était de retrouver l’équilibre managérial tel qu’il devrait être, avec des responsables et des adjointes dans leurs fonctions et rôles respectifs, avec les responsabilités et tâches liées à chaque « niveau hiérarchique ».

Comment s’est déroulée la formation en management ?
Nous avons travaillé en groupe sur le cahier des charges incombant à chaque fonction, mais également sur l’attitude liée. Nous avons ainsi pu mettre des mots sur les pratiques managériales par le biais de concepts et d’outils concrets, en découvrir de nouvelles, et parfois même être rassurés sur certaines pratiques déjà mises en œuvre de manière satisfaisante ! Cela a permis à certaines personnes de découvrir le champ des possibles en termes de management inhérent à leur rôle, à d’autres de prendre les rênes de leur fonction, tandis que d’autres encore ont pu améliorer certaines pratiques.

En termes de résultats, quels furent les impacts concrets de la formation ?
Tout d’abord, la formation a permis de responsabiliser les cadres intermédiaires, mais également les diplômés. Les adjointes savent désormais mettre des priorités en fonction de leurs urgences, mieux déléguer et donc se dégager du temps qui, du coup, leur permet de tenir les délais. Elles valorisent davantage mais elles contrôlent aussi beaucoup plus. La plus grande évolution, cependant, c’est que, aujourd’hui, entre les formations Ismat et la supervision qu’elles ont, j’ai une véritable ÉQUIPE de direction.

Nous constatons également une baisse réelle dans la déperdition d’énergie au sein des secteurs avec une synergie et une émulation qui s’imposent désormais comme les moteurs des actions ! Lié à cela, l’épanouissement des adjointes et des diplômés est manifeste, avec de nouveaux projets qui émergent, et une dynamique de groupe nouvelle. Enfin, deux impacts collatéraux sont à mentionner : la réduction du taux d’absence et un turn-over — habituellement bas — encore plus bas.

En tant que responsable de secteur, quelles conclusions tirez-vous de cette expérience ?
Que le dialogue participatif, tel qu’il a été mis en place dans le cadre de cette formation, peut mener à des solutions concrètes, que chacune s’approprie à son niveau mais qui, finalement, participent de cet élan commun pour le bien de l’ensemble de la structure. Pour cela, nous avions besoin d’un œil externe et d’une méthodologie précise, sans quoi nous n’aurions pas pu mettre en place les outils et, surtout, arriver à de tels résultats !

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