Retour sur le webinaire « Faire du climat de travail un levier stratégique »

Publié le 26 mars 2026
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« Le climat de travail est vraiment le centre du réacteur »

 Plus de 60 participant.e.s, deux experts, un format interactif, des clés concrètes : le webinaire qui s’est tenu mercredi 25 mars sur le thème « Faire du climat de travail un levier stratégique » (2ème d’un cycle de 3 webinaires) a permis de traiter de manière pratico-pratique ce qui constitue le « cœur du réacteur » pour Franck Czapski, Directeur d'Ismat Group. « Le climat de travail n’est pas une conséquence à observer, mais un système à piloter. C’est l’un des leviers les plus stratégiques que vous ayez entre vos mains ». On vous explique pourquoi, et comment y arriver.

Ne pas confondre climat et ambiance !

« Manager du bonheur au travail », babyfoot, cours de yoga, salle de sieste …, on est ici dans l’ambiance au travail. Éphémère, l’ambiance relève d’une perception isolée et repose sur une partie émotionnelle.  Mais alors, le climat de travail, c’est quoi ?

« Le climat est mesurable, via des indicateurs, et traduit de l’engagement, du soutien, et est durable » précise Lucas Roveda, Consultant-Formateur chez Ismat Group.

Pour le mesurer, Ismat Group s’appuie sur les 9 facteurs du Professeur Jean-Pierre Brun de l’Université Laval à Québec, allant de l’équilibre vie pro-perso, à la clarté du rôle, en passant par la charge de travail, etc. « Il suffit que 2-3 facteurs soient dégradés et c’est tout le climat de travail qui change ! »

Attention à la propagation !

Il faut comprendre ce qui ne va pas, mais comprendre aussi ce que le climat de travail produit dans l’entreprise. Un climat comme un « KPI (indicateur) caché », qui lorsqu’il est fragilisé, agit sur plusieurs fondamentaux de l’entreprise, avec un effet domino : absentéisme, performance, marque employeur, turnover, désengagement… Une propagation, et non une addition, « qui peut mener à l’effondrement de toute une organisation », alerte Franck, à l’image d’un « virus organisationnel ».

« À un moment, le système s’emballe, mais en réalité cela est le fruit de plusieurs années d’un long et lent effritement du climat de travail. Une fois à ce stade, la propagation d’effets comme l’absentéisme, le désengagement, la baisse de performance, etc. est telle qu’il devient vital pour l’entreprise d’agir » complète-t-il.

Mais comment agir ?

D’abord, analyser

« Tout dépend de la taille de notre loupe, de ce qu’on veut analyser, de si l’on sait ou non où se situent les « frictions », les nœuds, les problèmes » annonce d’emblée Lucas Roveda.

Pour l’expert, si l’on ne sait pas du tout ce qui se passe, mais que l’on constate des signaux négatifs (des absences en hausse, des équipes désengagées …), le plan idéal est le suivant :

  • Commencer par un sondage qui va permettre d’avoir une photographie à l’instant T du climat de travail de toute l’entreprise.
  • À partir de cette « radiographie », on va pouvoir identifier les points à améliorer et passer à l’audit pour avoir une analyse fine ciblée sur ces points.
  • Enfin, on va mettre en place un focus group, « colloque d’expert.e.s » qui sont les collaborateur.rices de l’entreprise et qui vont pouvoir se prononcer sur les résultats issus de l’Audit en les mettant en lien avec leur réalité, et émettre des solutions adaptées, réelles, réalistes et concrètes.

« Un mauvais diagnostic produit toujours de mauvaises actions ! » prévient Franck. « De toutes petites choses, des détails sont parfois à l’origine d’un mauvais climat de travail. Les identifier permet d’agir au bon endroit, d’où l’importance d’une utilisation efficiente d’outils d’analyse … et d’une capacité ensuite à comprendre les résultats et à agir correctement ! »

Puis, agir correctement

Pour Franck, l’action post analyse du climat repose sur trois choses essentielles :

  • La répétition d’un cycle managérial : anticiper, aligner, suivre, ajuster et capitaliser (les 5 phases du management )
  • L’implémentation de ce cycle managérial dans toutes les strates de l’entreprise
  • La responsabilité collective (engagement de toutes.tous)

« C’est cela qui va donner des résultats bluffants ! Les organisations sont assises sur un gisement de ressources mais l’on voit une déperdition de celles-ci, au lieu d’une bonne exploitation quand le climat de travail est mauvais. En améliorant significativement celui-ci, on récupère ces gisements ! Le climat de travail est vraiment le centre du réacteur ! » conclut Franck.

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